Une vue excentrée

Regards de la périphérie

Ne laisser personne sur le bord du chemin

Posted by olivier_anthore on 10th mars 2011

Vous trouverez ci-dessous la partie détaillée du programme Modem pour le Val de Marne. Ce programme donne les grandes lignes directrices que je souhaite défendre.

Oui, nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut ‘changer les mentalités’ sur le handicap. Il est maintenant temps d’agir. Le Conseil général a la possibilité d’œuvrer pour le bien de tous, en évitant toute  « discrimination » . Agir efficacement c’est garder en mémoire que ce qui est fait pour les citoyens ne peut se faire sans eux.

1 – INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE

Evaluation des perspectives d’emploi et mise en place de mesures le favorisant

1.1 – Création par les départements d’un organisme extérieur indépendant des administrations et associations gestionnaires pour l’évaluation des perspectives d’emploi. Organisme prenant en compte les notions de situation de handicap et de vieillissement (influence potentielle de l’âge sur une prise de décision et donc liée à l’efficacité et à la sécurité d’une action, ainsi qu’influence réelle de l’âge sur le physique).

1.2 – Financement par le FIPHFP (Fonds d’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique) des formations nécessaires à la qualification des personnels des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées), souvent bien mal préparées.

1.3 – Dynamisation de la politique des services destinés aux personnes dépendantes (handicapées et âgées) améliorant ainsi la situation de l’emploi dans le département, et en France.

–          Encourager et aider pour cela à la création de cabinets de santé de proximité : aides-soignants libéraux plus adaptés aux soins de nursing lorsque les compétences des infirmiers ne sont pas spécialement requises. Cette action élargirait sans conteste la clientèle potentielle d’autres acteurs libéraux tels les médecins généralistes, les ergothérapeutes, les ostéopathes, les kinésithérapeutes, les infirmiers, les sociologues, et assistantes sociales… .

1.4 – Dans le cadre d’un programme Etat/Région/Départements/Villes, favoriser l’implantation dans chaque commune ou groupement de communes de plus de 20 000habitants, de maisons / appartements familiaux et indépendants intégrés en milieu urbain ou rural, susceptibles d’offrir entre autres, aux parents âgés la possibilité de continuer à vivre avec leur enfant adulte handicapé.

1.5 – La mise en oeuvre d’un partenariat entre collectivités locales devrait permettre une mutualisation des efforts faits pour l’accessibilité/adaptabilité des bâtiments dont elles ont la charge (baisse de coûts garantis par l’importance des marchés proposés).

1.6 – Application stricte de la loi pour rendre accessibles les collèges dans le très court terme (1 à 2 ans) par tous moyens ou technologies modernes (même mobiles), en laissant jouer l’imagination et la compétence pragmatique plutôt que la sophistication aléatoire à surcoûts non maîtrisés, en attendant la mise en conformité exigée à l’horizon2015.

1.7 – Subordonner l’octroi d’aides publiques à la prise en compte de l’accessibilité pour la voirie et les aménagements des espaces publics ainsi que les lieux essentiels dont il est propriétaire (loi du 13 août 2004) ou a la responsabilité.

1.8 – Application sans dérogations de la loi sur l’accessibilité des locaux publics et lieux de travail, et favorisation par allègements fiscaux de tous moyens permettant de dynamiser l’emploi des personnes handicapées. (Les normes prévues dans le Code de la Construction pour les équipements, et bâtiments publics, concernant les personnes handicapées, doivent devenir la norme standard. Il est à noter l’économie substantielle qui serait faite par la Collectivité).

2.- HEBERGEMENT

2.1 – Prise en compte des mêmes données par le Code de la Construction en ce qui concerne les logements collectifs : les normes « spécifiques pour personnes handicapées » devenant unique référence, et/ou norme standard. Développement au même titre que la HQE (Haute Qualité Environnementale) de la norme HQU (Haute Qualité d’Usage).

–          Ainsi, l’ascenseur doit être obligatoire, bien entendu accessible et adapté, les dimensions des logements et leurs équipements accessibles à tous (largeur de porte et de couloir, sens d’ouverture des portes de l’intérieur vers l’extérieur, etc…).

–          De même, les équipements sanitaires de ces logements doivent être ceux prévus, actuellement, pour des « logements adaptés ». Une telle conception de la construction doit permettre un « logement durable » du citoyen. Les coûts s’en trouveraient réduits évitant ainsi l’obligation de produire pour une population spécifique.

2.2 – En attendant le logement collectif prévu pour tous : budgétisation d’enveloppes départementales permettant l’octroi de financements spécifiques « HLM adaptables » aux locataires âgés, handicapés et/ou à mobilité réduite.

2.3 – Création de structures d’accueil plus nombreuses (dans les conditions définies dans le programme du Collectif des Démocrates Handicapés) et développement des structures temporaires de jour qui permettraient aux familles de ‘souffler’.

2.4 – Mise en oeuvre de crédits conséquents pour la remise en état et l’humanisation des établissements accueillant autant les personnes âgées que des enfants et adultes handicapés.

Chaque personne hébergée dans un établissement devrait pouvoir disposer d’un petit appartement privé, de deux pièces, lui permettant de recevoir, voire d’héberger temporairement sa famille ou ses amis ou permettre une vie de couple.

3.- AMENAGEMENT DE L’ESPACE ET EQUIPEMENT

Si, en premier lieu, doivent être gérées les conditions pour une accessibilité « physique », l’accessibilité géographique est aussi à prendre en considération et à banaliser et à intégrer systématiquement.

L’usager doit être pris en considération comme ‘entité intégrale’ : il n’y a pas ‘d’usager handicapé ou âgé’, ce sont les bâtiments qui sont handicapés par rapport aux citoyens. Il n’existe que des usagers-citoyens libres et égaux ; pour en avoir la confirmation, il suffit de se rapporter à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen établie en 1793.

D’où la nécessité, pour le Mouvement Démocrate, de développer une véritable politique ergonomique de l’espace où l’accessibilité/adaptabilité doit être la même pour tous. Accessibilité/adaptabilité qui doit être prise en considération pour tous y compris bien entendu tous les types de handicaps (physiques, sensoriels, mentaux et même l’âge) et dans toute l’étendue de la société et du cadre de vie.

Il est impératif que l’on ait une conception nouvelle de l’urbanisme, avec comme priorité la satisfaction de l’individu et de son bien-être. Il est dommageable que l’élaboration d’une construction et/ou d’une réhabilitation ne prenne pas comme point de départ fondamental les besoins de l’utilisateur.

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Cantonales Créteil Ouest : les candidats

Posted by olivier_anthore on 25th février 2011

La préfecture a publié la liste des candidats du premier tour.

Pour Créteil Ouest, vous aurez le choix entre 7 candidats :

Canton : Créteil – Ouest

Panneau                       Candidats Titulaires                                             Candidats Remplaçants

1                             Mme BOULC’H Marianne                                                M. FOURNIER Mickaël

2                             M. CASTRE Gérard                                                            Mme CHEVALIER Jeanne

3                             Mme ROUSSEL Françoise                                              M. FOURQUIN Jean-Pierre

4                             M. JOHNSON Abraham                                                   Mme BERRUET Anne

5                             M. HEBBRECHT Thierry                                                  Mme GAUDRON Audrey

6                             M. DEVAUCHELLE Jean-Marc                                     Mme CLAVEL Jocelyne

7                            M. ANTHORE Olivier                                                        Mme ORLOVETSKY Marie-France

Après un vote dans l’équipe, nous avons choisi en conséquence notre chanson de campagne : Seven Nation Army des White Stripes repris par Ben l’oncle Soul.

Si vous voulez la chanter avec nous : http://www.deezer.com/listen-4125923

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CANTONALES MARS 2011 : CANDIDATS du MOUVEMENT DEMOCRATE 94

Posted by olivier_anthore on 24th février 2011

Le Mouvement Démocrate du Val-de-Marne, réuni en bureau départemental le samedi 29 janvier 2011 à Choisy-le-Roi, a investi ses candidats aux élections cantonales des 20 et 27 mars 2011.

Le MoDem 94 a accordé son investiture à une dizaine de candidats, implantés dans leur commune, expérimentés et prometteurs. Ils porteront un discours de renouvellement au Conseil général du Val-de-Marne, loin des clivages partisans et dans l’intérêt de leurs territoires et des habitants du Val-de-Marne.

CANTON D’ARCUEIL-GENTILLY OUEST : M. Dominique JACQUIN, conseiller municipal, producteur artistique – Suppléante : Patricia DREIDEMY, journaliste – http://cantonales-arcueil-gentilly.blogspot.com

CANTON DE CHENNEVIERES-SUR-MARNE : Jean-Pierre BARNAUD, conseiller municipal, chef d’entreprise – Suppléante : Marie-Christine DIRRINGER, conseillère municipale, chef d’entreprise.

CANTON DE CHOISY-LE-ROI : Jean-Marc BRIENNON, conseiller municipal, cadre commercial– Suppléante : Béatrice ALLIROL, conseillère municipale, retraitée – http://www.modemchoisy2011.fr

CANTON DE CRETEIL OUEST : Olivier ANTHORE, responsable Projets – Suppléante : Marie-France ORLOVETSKY, retraitée de l’Education nationale – http://oanthore.lesdemocrates.fr

CANTON DE FONTENAY EST : Philippe LHUIZIERE, cadre administratif à l’ACOSS – Suppléante : Viviane LECHAT, professeur des écoles – http://www.modem-fontenay.fr

CANTON DU PERREUX-SUR-MARNE : Marc BONIFACE, conseiller municipal, chef d’entreprise – Suppléante : Cécile RAFFET, conseillère municipale, assistante de vie scolaire.

CANTON DE SAINT-MAUR OUEST : Stéphane HELIERE, collaborateur parlementaire – Suppléante : Nathalie DEMAREST, professeur au Lycée d’Arsonval – http://www.saintmaurouest.fr

CANTON DE VILLEJUIF EST : Jorge CARVALHO, conseiller municipal, directeur d’entreprise – Suppléante en attente – http://www.cantonales-villejuif.fr

CANTON DE VILLEJUIF OUEST : Cécile DENIARD, conseillère municipale, traductrice littéraire – Suppléant : Benyoucef BOKRETA, chef d’entreprise – http://www.cantonales-villejuif.fr

CANTON DE VINCENNES EST : Bruno CAMELOT, adjoint MoDem aux sports et à la Jeunesse, architecte, suppléant de Mme Le Bideau, candidate NI de la majorité municipale.

CANTON DE VILLENEUVE-SAINT-GEORGES CENTRE : Lydie LAVADOUX, employée commerciale, suppléante de Philippe GAUDIN, conseiller municipal d’opposition (NI) à Villeneuve-Saint-Georges.

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C’est quoi les élections cantonales ?

Posted by olivier_anthore on 15th février 2011

Voilà une question de base qui a le mérite de poser l’enjeu.

Ça me permet de vous signaler le blog de Jean-Marc Briennon et Béatrice Allirol candidats comme moi aux élections cantonales 2011. Cliquez ici pour la réponse à cette question.

Depuis 2008, j’ai souvent eu l’occasion de travailler avec ces deux élus et ça a toujours été des occasions agréables et enrichissantes.

Au passage, le billet se termine sur un bilan rapide de la réforme des collectivités locales que je partage complètement.

Ce qui n’étonnera pas les lecteurs de ce blog.

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Rapport Bockel : un symptôme intéressant

Posted by olivier_anthore on 20th janvier 2011

Vous trouverez ci-dessous le texte de ma chronique diffusée sur Fréquence Orange. Malheureusement, toujours pas de podcast disponible. La situation devrait s’améliorer dans le futur.

Ce qu’il y a de gênant quand on parle des différents rapports produits pour l’État, c’est qu’ils sont souvent résumés à une ou deux idées chocs qui ouvrent le journal de 20h.

Il s’agit là bien sûr de ceux qui arrivent à percer la chape d’indifférence sous laquelle la plupart finissent par retourner.

Très peu font encore parler d’eux passés les six mois. Ils sont une sorte d’aristocratie et portent, en général, le nom de celui qui a présidé à leur rédaction : Rocard, Attali, Balladur… Il leur est parfois accolé une précision sur l’objet quand il est le fruit d’un « serial-rapporteur » mais tous ces rapports partagent la caractéristique d’être très peu lu.

Oh ! bien sur, les professionnels de la profession, quelques journalistes et des étudiants devant rédiger un mémoire les lisent plus ou moins intensément. Mais très rare sont les citoyens qui prennent le temps d’aller au-delà des fameux gros titres du 20h.

Cependant, même sur des sujets aussi propice à la polémique que la sécurité, il est possible de trouver des pépites intéressantes qui apportent des éclairages inattendus sur des sujets connexes.

Pour ma part, le sujet connexe est bien entendu les collectivités locales et leur réforme.

En première ligne pour ces questions est bien entendu le maire qui dispose de pouvoir de police. Tout d’abord clarifions ce point, car avoir des pouvoirs de police ne transforme pas le maire en commissaire de police. Ces pouvoirs lui donnent en fait le pouvoir d’édicter ce qu’on appelle des règlements de police et de faire dresser des amendes aux contrevenants.

Ces pouvoirs, au nombre de huit, ont pour simplifier traits au maintient de l’ordre public et d’assurer la sécurité sanitaire et alimentaire sur le territoire de la commune.

Dans ce cadre, nous rappelle fort utilement ce rapport, le maire a été fait le chef de file de la prévention de la délinquance par la loi du 5 mars 2007 sur ce sujet. Dans la grande tradition française la définition des moyens a été reportée à une date ultérieure.

Toutefois, il lui a été donné la possibilité de créer un Conseil pour les droits et devoir des familles (CDDF) qui pourrait être un premier cran institutionnel à l’action préventive.

En l’état ce conseil pourrait même être un outil très intelligent d’alerte sociale pour permettre au département, par définition moins impliqué dans la vie communale, d’orienter au mieux ses actions.

Las, à part quelques mises en œuvre prometteuses, ce dispositif est boudé par la plupart des maires.

Là où je trouve l’analyse que mène ce rapport c’est, sans doute à son corps défendant, qu’il prend littéralement à rebrousse poil la réforme en cours sur les collectivités locale.

En effet, l’un des principes fort de cette réforme est de dire que le département ne peut plus exister que comme une émanation de la politique régionale.

Or il apparaît vite, au moins sur le traitement social de la prévention de la délinquance, qu’il est impératif que le département se rapproche de l’échelon communal.

Toute la question en fait est de savoir ce qu’il convient de privilégier entre l’efficacité de l’appareil de l’état ou de sa mise sous tutelle.

Car le rapprochement département-région permettra surtout de mieux les contraindre par l’arme du contrôle budgétaire.

Travailler sur un rapprochement département commune, voir décider que le département prenne à terme le rôle de l’intercommunalité (ce qui serait pour le coup une révolution), assurerai un service au citoyen en prenant compte au plus près de ses besoins.

Finalement, ce rapport est un symptôme intéressant qui montre que de tous bords ce débat n’est pas clos. Depuis la révolution l’organisation et la répartition des pouvoirs a toujours hésité entre centralité et décentralisation. Saurons-nous trancher avant 2089 ?

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Suppression de postes : quelle cohérence ?

Posted by olivier_anthore on 19th janvier 2011

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La nouvelle est tombée en début d’année comme un couperet, 571 postes vont êtres supprimés dans notre académie. Ceci veut dire 546 postes d’enseignants de moins à la rentrée prochaine. Le comité technique  paritaire, qui met autour de la table l’académie et les syndicats, s’est réunie et a précisée l’étendue des suppressions.

Pour le Val de Marne, les suppressions se concentre sur l’école primaire seuls les collèges échappent au lots communs avec 3 postes créés. A la dernière rentrée, 10 postes avaient été supprimés dans le second degré. Le solde est donc négatif alors que le nombre d’élève est en constante augmentation.

Nous vivons en direct la conséquence de la décision purement comptable de supprimer un fonctionnaire sur deux.

L’État doit s’adapter à l’évolution du monde. C’est une nécessité. Il ne faut pas pourtant que cette adaptation se fasse de manière aveugle et sans stratégie.

Le gouvernement a choisi de ne pas préserver l’éducation et l’enseignement de nos enfants du mouvement général de réduction des déficits.  Il n’y a donc pas d’analyse, de choix, de discernement  dans la réduction des moyens accordés à l’éducation nationale.

La première conséquence est que ces suppressions vont augmenter le nombre d’élève par classe. Nous savons que cette augmentation fragilise en premier les enfants des classes populaires.

La réduction du nombre d’adultes dans l’enceinte scolaire peut rendre également plus « tentant » les intrusions dans l’enceinte scolaire  transformant nos collèges et écoles en lieu ouvert aux règlements de compte. Notre département a déjà été le lieu de plusieurs faits divers de cette nature.

Faut il que le département compense cet abandon des collèges ? Avec quels moyens et pour quoi faire ? Bien évidement les interventions du conseil Général ne peuvent concerner que les moyens matériels, la construction et l’entretien des collèges étant de sa compétence.

Il est vrai que notre département pourrait faire plus et mieux en matière de moyens matériels accordés aux collèges.

La tentation de remplacer les adultes par des grilles et des caméras est forte. Mais cela ne règle pas la question de l’enseignement qui relève de la compétence seule de l’Etat et limite notre action à une débauche de moyens sécuritaires dont nous doutons de l’efficacité.

La logique productiviste du « faire plus avec moins » ne peut pas fonctionner quand il s’agit d’éducation.

Il existe des mesures dont le coût est faible : restaurer le prestige de l’enseignement et de l’enseignant. Respecter le savoir et ceux qui l’enseigne, récompenser les élèves méritant, responsabiliser les parents qui sont les seuls responsables de l’éducation de leurs enfants, consacrer le principe que les enseignants les plus expérimentés doivent assurer leur mission dans les secteurs les plus en difficulté.

Des mesures sont plus coûteuses mais nécessaires : revaloriser le salaire des enseignants ! D’ailleurs n’avait-on pas promis qu’en diminuant le nombre des fonctionnaires ces derniers seraient mieux payés ?

La politique du gouvernement doit être revue : les moyens qui assurent l’avenir de notre Nation ne peuvent pas faire les frais d’une décision idéologique. Nous ne pouvons pas l’accepter pour la jeunesse de notre département.

Au conseil général je défendrai cette priorité qu’est l’éducation et l’enseignement de nos enfants.

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Déclaration de candidature

Posted by olivier_anthore on 18th janvier 2011

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L’administration préfectorale

Posted by olivier_anthore on 20th décembre 2010

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La dernière chronique de 2010 diffusée sur Frequence Orange, sans podcast disponible pour celle ci aussi. De nouvelles chroniques sont déjà en boite qui seront diffusées en Janvier.

La présence de l’Etat dans les départements est portée par une grande inconnue : l’administration préfectorale.

Pourtant, pour bien comprendre la réforme qui se joue, il faut considérer que l’administration préfectorale est déjà réformée.

En fait, il faut remonter à 1964 pour voir la première transformation liée aux réformes sur les collectivités locales. C’est à cette époque, qu’apparaît le préfet de région qui chapeaute de fait les préfets de tous les départements de la région.

Notez que ce qui est constitutionnellement impossible aux collectivités locales ne coûte qu’un décret à l’administration d’Etat.

Le statut du préfet de région va être ensuite modifié en 1982 et 2004 à l’occasion des deux grandes étapes de la décentralisation. En 2007, bien avant le projet de loi de réforme, le statut du préfet de région va être considérablement modifié à l’occasion de l’adoption de la fameuse RGPP : la Révision Générale des Politiques Publiques. A cette occasion, le préfet de région voit ses pouvoirs largement étendus sur tous les services déconcentrés de l’Etat et surtout sur les préfets de départements.

Cette révision a aussi été l’occasion de remplacer les anciennes directions départementales bien connues (DDE, DDASS, etc..) par des directions départementales interministérielles.

Le but de cette réorganisation est claire : réduire le nombre de direction et donc de fonctionnaire. C’est le pendant préfectoral de l’objectif affiché de réduire la masse salariale de la fonction publique. En soit il n’y a aucun reproche à faire à une volonté de réorganisation de l’administration pour la rendre plus efficiente. Ce qui est plus gênant, encore une fois, c’est que ce genre de réorganisation annonce plus qu’elle n’anticipe un projet de loi sensible sur la réorganisation des collectivités locales. Tout ceci sans que le citoyen n’en ait réellement conscience car, informé à coup de slogan, il n’en voit pas la réalité.

Le problème de fond, comme le signale Rémi Lefebvre professeur de science politique à Lille 2, est que bien que « le local est considéré depuis un certains nombre d’années comme l’espace de réconciliation possible des citoyens avec la politique », il faut admettre que « la question de l’opacité institutionnelle […] est peu ou pas traitée ».

Une réflexion à méditer.

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D’où vient le département ?

Posted by olivier_anthore on 18th décembre 2010

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Vous trouverez ci-dessous le premier volet des trois chroniques diffusées sur Frequence Orange sur l’histoire des départements (deuxième volet, troisième volet). Malheureusement les ennuis de podcast font que la version audio n’est pas disponible.

Selon un sondage IPSOS de novembre 2009, 80% des Français se déclarent attachés à leur département. La bronca, relayée par certains parlementaire, sur la suppression des numéros départementaux des plaques minéralogique est une autre preuve de cet attachement.

Etrangement  peu seraient capable d’expliquer d’où viennent les départements et la raison de leur création. Imagineriez-vous les départements, « enfants chéris de la révolution », issus de l’Ancien Régime ? C’est pourtant avec Philippe Auguste, le grand père de Saint Louis, que l’on doit des baillages, circonscriptions administratives du domaine royal, à la fin du XIIème siècle. C’est les débuts des départements.

Le souci du roi était de reprendre le contrôle de son territoire sans dépendre de seigneurs féodaux prompts à tourner casaques et monnayant leurs participation dans sa lutte contre les grands princes du royaume. Il lui fallait donc un instrument de contrôle territorial qui, lui devant tout, ne pouvait refuser son soutient et lui permettrait de tirer le meilleur parti de son territoire.

Il mit à la tête de ces territoire un bailli, officier royal directement inspiré par les Plantagenêt. Cette famille, que nous connaissons tous par la lutte fratricide entre Richard cœur de lion et Jean sans terre, contrôlait les duchés d’Aquitaine et de Normandie en plus du royaume d’Angleterre. Vous réalisez à l’époque l’organisation que cela demandait ? Le bailli sera donc celui qui, sur le territoire royal, gérera aussi bien l’administration royale locale, en fait surtout les impôts, que la justice et contrôlera même la police avec les prévôts. L’équivalent moyenâgeux du commissaire divisionnaire. Il est donc un officier de l’état qui préfigure il y a neuf siècles le préfet d’aujourd’hui mais avec de plus larges pouvoirs.

Comme souvent en France, cette institution n’a pu que se rajouter aux institutions existantes (évêchés, fiefs, marches, duchés) sans que les limites territoriales soient forcément cohérentes. Sous Louis XIV, un premier projet de réforme proposant de créer des départements et la remise en cohérence de l’ensemble sera rapidement enterré. L’amour de la réforme était déjà fort dans notre beau pays. Ce projet ressorti de l’oubli avec l’assemblée constituante qui fit naître, le 15 janvier 1790, les départements que nous connaissons actuellement.

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Le rapport de l’observatoire des finances locales

Posted by olivier_anthore on 28th novembre 2010

Vous trouverez ci-dessous le texte de ma neuvième chronique sur Fréquence Orange.

La gageure lorsque l’on veut parler simplement et sans démagogie des collectivités locales, c’est qu’en la matière rien n’est fait pour présenter simplement les choses. Et lorsque l’on parle budget, les choses deviennent d’autant plus compliquées qu’elles sont sensibles.

En juillet dernier, l’observatoire des finances locales a édité un rapport de 196 pages d’analyse des dépenses des collectivités locales. Il est intéressant de le lire pour voir l’évolution prévue des dépenses des départements.

Il y est signalé un effet de ciseau entre un ralentissement des entrées fiscales et une augmentation des dépenses sociales aggravée par une sous-estimation du coût par l’Etat et les mesures complémentaires prisent par les départements.

Sans vouloir sombrer dans un catastrophisme outré, il faut se demander si après un premier ministre qui a déclaré l’Etat en faillite, nous n’allons pas avoir des présidents de conseil généraux obligé de faire de même. La révolte d’un Claude Bartolone, président du conseil général de la Seine Saint Denis, prends alors une autre tournure.

Car, entre un Etat sans moyens, et des conseils généraux qui ont finalement maîtrisé leurs dépenses de personnels, il semble impossible de maintenir le périmètre d’action que les conseils généraux s’étaient octroyés jusqu’ici.

Il paraît de plus en plus nécessaire que les conseils généraux se concentre sur leurs missions fondamentales : la solidarité et l’aménagement du territoire.

Le souci est, qu’en temps de crise, le réflexe est de relancer par tous les moyens l’économie par l’investissement public. De ce fait, les collectivités locales n’ont pas failli de ce point de vue, car elles représentent pas moins de 70% de l’investissement public en 2009.

Cependant, pour tempérer l’enthousiasme, il faut regarder ce que ce genre d’investissements a pu produire au Japon. Au bout de 10 ans d’investissements publics massifs et de baisse massive des taux d’intérêts, l’effet a été quasiment nul.

On a parfois brocardé l’attitude allemande d’un retour à une orthodoxie budgétaire sous la férule de Wolfgang Schaüble. Seulement, à y regarder de plus près, il faut se demander si encore une fois le bon sens allemand ne va pas laisser loin derrière l’économie Française.

En effet, si rigueur budgétaire il y a, en Allemagne elle ne touche pas deux secteurs sanctuarisés : l’éducation et la recherche. Domaines qui, en France, dépendent de l’Etat et non pas des collectivités locales.

Pour une vraie relance, il serait peut être bon de se poser la question de ce qui produira vraiment les richesses de demain. Les routes et les batiments, qui étalent si obligeamment les noms de leurs contributeurs, sont peut être moins importants que les professeurs et les microscopes.

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