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Une vue excentrée » économie

Une vue excentrée

Regards de la périphérie

Créteil 11ème ville la plus dynamique de France selon le Figaro

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olivier_anthore on 27th août 2017

Quand le Figaro classe Créteil comme la onzième ville la plus dynamique de France sur cent treize, il y a de quoi être étonné. Le Figaro n’est pas le journal le plus favorable à la ligne politique qui a dominé la ville depuis 1977. On peut y voir là une obligation due à l’honnêteté.
Cependant, tout classement ne prends sa signification qu’à travers les critères qui ont été retenus.
Créteil est première pour la couverture 4G. Il est difficile d’y voir le fruit d’une volonté déterminée de la mairie.
Notre ville est aussi huitième pour la création des entreprises. C’est excellent mais encore une fois, difficile d’y voir un effet de la politique municipale. C’est un effet essentiellement de la vitalité de notre population. Surtout que, le taux de survie a 5 ans est catastrophique : nous sommes 111ème sur 113. Ce chiffre demande des analyses plus poussées mais mon expérience de la ville montre que nous souffrons ici plus qu’ailleurs du manque de structures adaptées pour aider les entreprises à croître.
Surtout que notre ville depuis 2010 construit de moins en moins malgré des grands projets qui masquent la réalité. Surtout que notre ville a très peu de logement de vacants. De quoi expliquer les plaintes régulières de nos concitoyens qui constatent que leurs enfants doivent partir de Créteil. Et qui justifie le discours amer quand ils voient arriver dans les logements sociaux de la ville des personnes d’autres départements.
Créteil a deux chances : être une préfecture et être proche de Paris. Nous sommes les passagers clandestins d’une prospérité générale. Il y a un potentiel énorme dans cette ville. Il faut juste se donner les moyens de le faire fructifier. Être une des villes les plus dynamique de France donne plus d’obligation pour les responsables politiques que de motif d’auto-célébration.

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Un monde où l’argent bouge plus facilement que les hommes

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olivier_anthore on 27th mai 2012

Après la séquence navrante de la droitisation extrême de l’UMP, les premiers signes de ces législatives montrent que l’ambiance risque de ne pas changer. Même si le discours reste apparemment ferme au sommet, la base de l’UMP semble se rapprocher de plus en plus du FN.

Un des discours qui semble rapprocher ces deux partis est celui de l’immigration. C’est pour cela que je voudrais attirer votre attention sur un débat qu’organise le vendredi premier juin le CCFD – Terre solidaire.

Car, aidé par des images appropriées, il est facile de faire croire à un envahissement de l’Europe par des hordes venues du Sud. Nous sommes tous dominés par l’idée que la chute de l’Empire Romain était liée à la venue de hordes de l’Est. Mais il est intéressant de se confronter aux chiffres de temps en temps.

L’estimation par les Nations Unies du nombre de migrants dans le monde est de 230 millions. Seulement, ces migrations sont majoritairement d’un pays du Sud vers un autre pays du Sud. L’émigration vers un pays développé ne concerne que 40% de ce chiffre soit 90 millions. Si on imaginait que ces « hordes » arrivant sur l’Europe, il faut se rappeler que nous étions 502 millions en 2011. On ne peut pas dire que nous risquions d’être débordés.

Cependant, pour la France, la seule émigration qui génère la peur est celle issue de l’Afrique. Il est intéressant dans ce cas de remarquer que seulement 1% de la population Africaine vit en Europe. Soit 9,2 millions de personnes si je me réfère à la démographie du continent Africain en 2005.  Bref pas de quoi effrayé les 63,6 millions de personnes de nationalités françaises.

Nous voyons là que tous raisonnement faisant premier l’immigration n’est pas rationnel.

Par contre, il est clair que la perte générée par l’évasion fiscale, 590 milliards d’euros, largement plus élevée que le budget de la sécurité sociale. Elle est donc plus impactante sur notre modèle de société que l’immigration.

Je serais donc présent à ce débat, curieux de voir ce qu’il s’y dira.

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Le spaghetti le plus long du Monde

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olivier_anthore on 9th avril 2012

L’ambiance de cette campagne est proprement surréaliste. Il semblerait que la France, comme le signale The Economist, s’enfonce de plus en plus dans le déni de réalité.

Pas moins de trois candidats se sont précipités devant les micros avides pour défendre un permis de moins en moins cher pour arriver au permis gratuit. Un peu comme une compétition de spaghetti le plus long où chaque concurrent tire un peu plus pour gagner un millimètre sur son voisin.

Il n’y a plus qu’à attendre celui qui proposera de payer ceux qui le passent.

Il est cependant à craindre que le spaghetti casse à force de tirer dessus.

Loin de moi l’idée de dénier l’importance d’avoir son permis ! Mais, comme le remarquait plaisamment Jérôme Charré sur Twitter, pour que son permis soit utile il faut que l’économie fonctionne.

Finalement, tout est à l’avenant. Une série de mesures qui s’empilent avec un soi-disant chiffrage basé sur une hypothèse de croissance de 2,5%. Michel Rocard affirmait le 13 février dernier que cette hypothèse était « non plausible » et, surtout, que le pire était à venir.

Ne trouvez vous d’ailleurs pas étrange qu’aucun journaliste ne se soit aventuré à poser la question aux deux grands prometteurs ?

Mais il faut faire rêver ! Mais il faut du spectacle ! Confirmation risible de ce qu’annonçait, déjà, en 1967 Guy Debord. Notre société est devenu un spectacle où seule compte la marchandise.

Pour qu’un programme ait du sens, il faut partir d’un constat de l’état actuel de la société. Le baser sur un état probable n’a pas de sens dans la période d’incertitude que nous vivons. Compter sur la croissance, c’est jouer à la roulette russe sans savoir combien de balles sont dans le barillet.

Notre constat est d’abord l’impossibilité à continuer sans une remise en ordre profonde de nos finances. Une fois que l’hémorragie aura été jugulée, alors nous aurons les marges de manœuvres.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faille rien promettre. Cela veut juste dire qu’il s’agit de promettre ce qui est utile et que nous sommes capable de financer effectivement.

Et, surtout, comme le défend François Bayrou, cela implique que l’on retrouve un débat démocratique sain qui laisse de coté l’accessoire pour ne tenir compte que de l’essentiel.

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Et si on parlait de science économique ?

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olivier_anthore on 25th octobre 2011

Ma deuxième chronique diffusée sur 133b

C’est la crise. Combien de fois déjà avons nous entendu cette phrase ? Avons nous souvenir d’une période où justement ce n’était pas la crise ? Pour ma part, depuis ma naissance, je suis né en 1970, ou du moins depuis que j’ai conscience du monde, j’ai l’impression que la crise est un état permanent.

Or, par définition la crise est passagère correspondant au passage d’un état vers un autre. Alors quid ? La France, patrie des armes et des lois, aurait elle inventé la crise permanente à défaut de la révolution permanente ?

Ou alors serait-ce pas que nous vivons en permanence dans un pays où discours politique et réalité seraient en déconnexion permanente depuis plus de trente ans ?

Cette déconnexion est rendue criante par l’apparente incapacité des hommes politique à parler clairement d’économie. Des petites phrases sont jetées en pâtures aux médias et, sans s’attacher au fond, nous n’arrivons à retenir que la forme. Force de la formule, misère de la réflexion.

Il y a pourtant des grandeurs simples qui permettent de comprendre rapidement un problème : Produit Intérieur Brut (PIB), inflation, valeur importée et exportée.

Mais ces quelques grandeurs ne prennent sens que si on admet quelques hypothèses. Une de ces hypothèse est que nous vivons dans un monde ouvert. Cette hypothèse peut être contestée, c’est une hypothèse et donc elle peut être soumise à un choix politique.

La question, si l’on souhaitait la remettre en cause, serait de définir un espace clos ou quasi-clos à dimension nationale ou européenne.

Nous retrouverions cette tentation récurrente de l’autarcie. Autarcie qui générerait alors ses propres problèmes, il n’y a pas de solution miracle, comme par exemple un coût beaucoup plus élevé des importations et donc un changements assez radical de mode de vie. Un choix démocratique qui mériterait d’être débattu donc en particulier sur les aspects de sa faisabilité.

Faisabilité car, pour la mettre place il faut savoir sur quel territoire on se base. Une dimension nationale stricte semble aujourd’hui difficile pour la majorité. Ce serait le glas de l’Union Européenne, ce qui peut être encore un choix politique mais qui apparaîtrait contre le sens de l’histoire au vu des grands blocs qui structurent le monde d’aujourd’hui.

Alors au niveau européen ? L’idée est séduisante. En effet, avec ses 27 pays, 33 avec les potentiels entrants, nous aurions un marché suffisant et des capacités de production permettant, presque, de nous passer du reste du monde.

Mais il apparaît difficile à la France de décider seule, quand bien même nous serions convaincu, car, pour le coup, on comprendrait que sur un tel sujet seule l’unanimité serait juste. Une économie comme l’Allemagne, tournée vers le monde avec près de 30% de ses importations et 25% de ses exportations hors d’Europe en 2006, se remettrait difficilement d’un tel choix.

On voit ici un des enjeux qui se dessinent dans les débats économiques. C’est une question de choix, que sommes nous prêt à accepter comme évolution pour notre pays ? L’illusion serait de croire que ces choix soient sans incidences sur notre quotidien. Encore pire serait l’illusion de croire que l’un d’entre eux nous ramènerai à une époque bénie, et illusoire, où coulait le lait et le miel.

Fondamentalement, ce qui explique l’apparence complexité du discours sur l’économie, c’est que contrairement au discours sur l’économie, l’économie a changée. Les choix sont alors de décider de nous adapter résolument à la nouvelle donne comme l’Allemagne et le Royaume Uni ou de nous y opposer partiellement ou totalement. Pour ce dernier choix, il faudra juste réaliser que nous serons les seuls en Europe à faire ce choix et en tirer les conséquences.

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Une soirée avec François Bayrou

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olivier_anthore on 15th juillet 2011

Un peu débordé ces derniers temps, je n’ai même pas eu le temps de mettre en ligne le « livetweet » d’un discours de François Bayrou fait le 23/ mai 2011. Petites notes prisent à la volées et limitées à 140 caractères, ce livetweet n’a pas la prétention de rendre compte du discours mais de faire ressortir quelques petits traits saillants.

Vous y trouverez beaucoup des thèmes familiers à ses discours : la désindustrialisation, l’éducation et, de manière transverse, l’exigence de justice.

Je vous laisse vous faire votre idée :

Direction le Plessis Trévisse pour la rencontre entre François #Bayrou et les militants du 94

Arrivée de François #Bayrou et discours souvenirs de J. J. Jegou

Je ne suis pas connu pour dire du bien de tout le monde. Je sais être sévère avec ceux qui le mérite. #Bayrou

Comme Jean Jacques je ne mets pas la carrière politique au dessus des idées. #Bayrou

Vous savez que notre pays va mal ce qui est un mystère pour moi. Car nous avons tellement d’atouts inexploités. #Bayrou

En France l’égalité des chances n’existe pas : seul le hasard joue pour le « bas » de la pyramide. #Bayrou

La France vis une série de traumatisme profond qui semble ne pas vouloir s’arrêter. #Bayrou

Madame Lagarde a menti devant la commission des finances de l’assemblée nationale sur le montant donné à Tapie. #Bayrou

Un pays a besoin d’avoir confiance dans leur gouvernant. Pas pour faire des miracles mais pour leur dire la vérité. #Bayrou

15 jours après avoir porté plainte contre elle, Aubry et Hollande la soutiennent pour le FMI ! #Bayrou

Petit gag : François #Bayrou répond sur le portable d’une dame et premier rang

Les députés aujourd’hui ont leur mandat non par le peuple mais par le président et la vague de l’élection. #Bayrou

Moi ça m’irait bien qu’il y ait de vrai sondage mais pas des manipulations qui n’ont plus de sens. #Bayrou

Nous avons besoin d’un changement tranquille et profond pour la France. C’est notre premier enjeu #Bayrou

Le deuxième enjeu pour notre pays est de lutter contre notre appauvrissement. #Bayrou

Le problème ce n’est pas le salaire car les salaires allemands sont plus élevés qu’en France. #Bayrou

La différence de prix entre un jean turc et français serait de 4€. Alors pourquoi ne pas le faire ? #Bayrou

On peut sans changer de style de vie économisé 15% de notre consommation d’énergie : en changeant de conduite. #Bayrou

Il n’y a aucune bataille perdue dans la production industrielle en France. #Bayrou

Le troisième enjeu est de rendre à notre pays l’éducation qu’elle mérite : la meilleure ! #Bayrou

Le plus gros problème dans les familles ce n’est pas de ne pas parler le français mais de ne pas parler aux enfants. #Bayrou

Je suis persuadés que ce qui se passe au sud de la méditerranée va faire bouger au nord comme en espagne. #Bayrou

On ne peut pas mener un pays où les gens vivent avec 700€ par mois. #Bayrou

Il n’y a pas de baguette magique mais il y a une volonté et une bataille à mener. #Bayrou

Questions de la salle. #Bayrou

Je ne comprends pas qu’on puisse payer des charges sociales, des impôts et se voir refuser des papiers ! #Bayrou

Je pense qu’un des enjeux de la campagne à venir va être de tirer le pays vers le haut. #Bayrou

Je pense que nous devons considérer les français comme des responsables et pas des consommateurs à manipuler. #Bayrou

Une mesure concrète que je veux défendre pour l’éducation c’est une école des parents. #Bayrou

Il faut remettre en route les RASED. #Bayrou

Morin et Borloo ? Ce sont des sornettes ! Après 9 ans d’approbation on ne peut pas s’opposer ainsi ! #Bayrou

Il y a une solidarité européenne de fait mais ma responsabilité c’est de penser pour la France. #Bayrou

Il faudra de nouvelles recettes à condition qu’elles soient justes. Une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu est à étudier. #Bayrou

Il y a en France des milliardaires qui ne payent pas d’impôts ! #Bayrou

Je pense que le financement de la dépendance doit être prise moitié sur la solidarité nationale et moitié sur l’assurance. #Bayrou

Fin de l’intervention de François #Bayrou. Direction le buffet :)

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Et si on parlait taxes et transports ?

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olivier_anthore on 30th avril 2011

Les français adorent parler politique. Cependant, très souvent quand vous cherchez à rentrer dans le détail des chiffres, la discussion s’arrête avec une phrase du type « C’est compliqué !» ou « les chiffres on leur fait dire ce qu’on veut !». Et si, le problème était qu’aucun effort n’est fait pour expliquer les choses simplement ?

Pour être tranquille et éviter les questions gênantes, quand vous n’êtes pas en dictature, la manière la plus efficace est de ne surtout pas soigner la présentation et de fonctionner dans l’à peu près.

Un exemple, parisien, de ce que je cherche à démontrer m’est venu à l’esprit quand je suis tombé sur cet article du journal le Parisien. J’y apprends qu’une taxe payée par les entreprises Franciliennes, dite « taxe bureau », va augmenter de manière impressionnante pour financer les transports d’Ile de France.

253 millions par ans ça fait une somme mais comme c’est pour financer, entre autre, le super métro dont le coût est de 32,4 milliards d’euros c’est compréhensible. A ce stade, si le super métro devait être intégralement financé par cette taxe, il faudrait quand même plus de 128 ans pour le financer. Autant dire que l’état en faillite va devoir trouver d’autres recettes.

Sachant en plus que les premières rames ne devront circuler qu’en 2018, ça laisse augurer pour les franciliens de longues journées pénibles de transports en commun.

Mais c’est là que j’ai commencé à tiquer. En effet, en matière d’impôt, vous ne pouvez pas « flécher » sa destination sur une affectation précise. Et en lisant mieux, il apparaît que cette somme ira au Grand Paris. Quand on sait que cet établissement public ne s’occupe pas du transport existant, cela laisse songeur.

Ma curiosité piquée, j’ai essayé de comprendre comment les choses s’organisaient. Pour cela j’ai fouillé dans la loi de finance 2011 jusqu’à l’article 99 § VII. Là vous apprenez que le versement du produit de la taxe au Grand Paris est plafonnée à 95 millions. Donc sur les 253 millions attendus, seuls 95 iront au Grand Paris. Avec 95 millions, il faudrait 342 ans pour financer le Grand Paris avec cette taxe. En un article, la fin des travaux est reculée de deux siècles. Bel exploit non ?

J’ai continué à suivre à la trace ce financement et je suis arrivé à l’article 31 titre C de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010. Là, coup de grâce, j’apprends que le Grand Paris devra versé une part de son magot, 23,4 millions exactement, à l’Union d’économie sociale du logement.

Bref, sur les 253 millions annoncés au départ, seuls restent au Grand Paris 71,6 millions d’euros. Donc, toujours avec ce seul financement, il faudrait quatre siècles et demi pour financer le métro du Grand Paris.

Quelle leçon en tirer ? Tout d’abord que la présentation des faits dans le journal était hâtive et manifestement partielle. Ensuite que, de la part des députés et du gouvernement, il y a une singulière manière de penser le financement d’un projet censé faire entrer la région capitale dans le nouveau siècle.

Finalement, les choses me paraissent simple : l’Etat a besoin d’argent et augmentent tant qu’il peut toutes les taxes. Et, pour faire passer la pilule, on nous vend des lendemains qui chantent. Je regrette pour ma part ce manque de transparence qui n’honore pas la politique.

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Dis moi comment tu te déplace, je te dirai ta catégorie socioprofessionelle

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olivier_anthore on 17th avril 2011

Ce qu’il y a de bien avec l’INSEE c’est qu’elle génère, avec une belle régularité, des études qui donnent envie d’être commentées. Son étude sur les déplacements en Île de France ne déroge pas à cette règle. Les commentaires sont d’ailleurs tellement nombreux qu’il faut en choisir un pour éviter d’embrouiller son lecteur.

Dans un premier temps, mon attention a été attiré sur deux tableaux. Le premier compare la distance parcourue et le temps de parcours selon que l’on soit parisien, habitant de la petite couronne (91, 92, 93, 94, 95) ou de la grande couronne (77, 78). Le deuxième réparti selon la catégorie socioprofessionnelle le mode de transport principal.

 

Quels enseignements peut on tirer de ces deux tableaux ?

 

Tout d’abord que plus vous habitez loin du centre de Paris, plus vous devez parcourir de kilomètres pour aller à votre travail. 8 km de plus en moyenne, pour un temps de parcours de 5 minutes de plus en moyenne, quand vous habitez en grande couronne par rapport à un habitant de Paris intra-muros.

 

Ensuite, que plus vous avez les moyens plus vous pouvez vous permettre de laisser votre voiture au garage au profit des transports en communs. 46% des cadres utilisent les transports en commun en région parisienne mais 31,5% des ouvriers seulement. Les ouvriers utilisent majoritairement la voiture en Île de France.

 

En mettant en résonance ces informations avec d’autres, cela dessine une Île de France où moins vous avez les moyens plus vous êtes contraints pour avoir un cadre de vie agréable,selon vos moyens, de résider loin de votre lieu de travail et, surtout, loin des alternatives à la voiture comme moyen de transports.

 

Confirmation de ce qui c’était dit lors de la tentative d’instauration de la taxe carbone me direz vous ?

 

Oui et avec les chiffres précis pour voir l’impact qu’aurait eu cette idée. Cela confirme aussi un phénomène rarement mis en avant.

 

Nous vivons dans une région qui se désindustrialise, comme le confirme les chiffres de l’emploi du quatrième trimestre en Île de France, et qui impose aux ouvriers qui restent des conditions telles qu’ils se retrouvent fragilisés, entre autres, par le prix du carburant.

 

Ceci est accentué par la tendance à la concentration de l’emploi dans des zones où le coût d’achat des maisons repoussent ceux qui veulent devenir propriétaire loin de leur lieu de travail.

 

La solution définitive serait bien entendu de mettre en place une véritable politique du logement pour permettre l’accession à la propriété des plus modestes proche des zones d’emplois. Il faudrait aussi harmoniser la fiscalité entre les départements franciliens qui font que les emplois sont à l’Ouest et la force de travail à l’Est.

 

En attendant, on comprends que si l’on veut faire diminuer la part de la voiture, le seul levier est l’amélioration de l’offre de transports en commun. Et que la taxe carbone ne sera qu’une charge supplémentaire sur les ménages les plus modestes tant qu’aucune alternative bon marché aux moteurs à essence ne sera disponible.

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Mieux préparer lʼavenir pour y faire face sereinement

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olivier_anthore on 17th mars 2011

Toutes ces propositions, vous l’avez compris, n’ont de sens que si nous sommes capables de rendre notre département attractif par des investissements de long terme. Un développement durable c’est gérer avec rigueur aujourd’hui pour faire face demain.

  • Nous voulons l’amélioration de la qualité des transports existant, en faisant entendre plus fortement auprès du STIF la réalité de la qualité des transports dans le Val de Marne. Il faut exiger une amélioration du service des R.E.R. A, C et D.
  • Nous voulons, avec l’agence de développement du Val De Marne, renforcer l’offre pour les petites structures innovantes. Les PME et TPE sont les fers de lance d’une économie qui produit localement et qui sait innover avec intelligence.
  • Défendre les commerces de proximité en concertation avec la Chambre de Commerce.
  • Développer réellement l’économie sociale et solidaire.
  • Utiliser l’OIN ORSA (Opération d’Intérêt National Orly-Rungis-SeineAmont) pour créer un pôle de compétences «Eau».

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Le rapport de l’observatoire des finances locales

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olivier_anthore on 28th novembre 2010

Vous trouverez ci-dessous le texte de ma neuvième chronique sur Fréquence Orange.

La gageure lorsque l’on veut parler simplement et sans démagogie des collectivités locales, c’est qu’en la matière rien n’est fait pour présenter simplement les choses. Et lorsque l’on parle budget, les choses deviennent d’autant plus compliquées qu’elles sont sensibles.

En juillet dernier, l’observatoire des finances locales a édité un rapport de 196 pages d’analyse des dépenses des collectivités locales. Il est intéressant de le lire pour voir l’évolution prévue des dépenses des départements.

Il y est signalé un effet de ciseau entre un ralentissement des entrées fiscales et une augmentation des dépenses sociales aggravée par une sous-estimation du coût par l’Etat et les mesures complémentaires prisent par les départements.

Sans vouloir sombrer dans un catastrophisme outré, il faut se demander si après un premier ministre qui a déclaré l’Etat en faillite, nous n’allons pas avoir des présidents de conseil généraux obligé de faire de même. La révolte d’un Claude Bartolone, président du conseil général de la Seine Saint Denis, prends alors une autre tournure.

Car, entre un Etat sans moyens, et des conseils généraux qui ont finalement maîtrisé leurs dépenses de personnels, il semble impossible de maintenir le périmètre d’action que les conseils généraux s’étaient octroyés jusqu’ici.

Il paraît de plus en plus nécessaire que les conseils généraux se concentre sur leurs missions fondamentales : la solidarité et l’aménagement du territoire.

Le souci est, qu’en temps de crise, le réflexe est de relancer par tous les moyens l’économie par l’investissement public. De ce fait, les collectivités locales n’ont pas failli de ce point de vue, car elles représentent pas moins de 70% de l’investissement public en 2009.

Cependant, pour tempérer l’enthousiasme, il faut regarder ce que ce genre d’investissements a pu produire au Japon. Au bout de 10 ans d’investissements publics massifs et de baisse massive des taux d’intérêts, l’effet a été quasiment nul.

On a parfois brocardé l’attitude allemande d’un retour à une orthodoxie budgétaire sous la férule de Wolfgang Schaüble. Seulement, à y regarder de plus près, il faut se demander si encore une fois le bon sens allemand ne va pas laisser loin derrière l’économie Française.

En effet, si rigueur budgétaire il y a, en Allemagne elle ne touche pas deux secteurs sanctuarisés : l’éducation et la recherche. Domaines qui, en France, dépendent de l’Etat et non pas des collectivités locales.

Pour une vraie relance, il serait peut être bon de se poser la question de ce qui produira vraiment les richesses de demain. Les routes et les batiments, qui étalent si obligeamment les noms de leurs contributeurs, sont peut être moins importants que les professeurs et les microscopes.

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Réforme territoriale : quand la machine s’affole

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olivier_anthore on 20th novembre 2010

Vous trouverez ci-dessous le texte de ma dernière chronique qui date un peu car, comme nous le craignions, la CMP a statué de la manière la plus favorable aux intérêts supposés de l’UMP. Ce sera l’occasion d’une prochaine chronique.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi des fans de dessins animés mais il y a une figure assez classique où une machine s’affole, produit des objets de plus en plus délirant et enfin explose en arrosant ses alentours d’une pluie de boulons et de rouages.

C’est un peu ce qu’il vient à l’esprit en regardant la production de réforme du gouvernement actuel. En effet, empêtré dans une réforme des retraites mal construites, contraints par les affaires à faire vite et par l’obligation d’effectuer un remaniement ministériel, la machine a réforme sarkozyste s’enfle et commence à produire de véritables monstres législatifs.

Il est à craindre que la réforme des collectivités territoriales en fasse les frais. Rappelons, à toutes fins utiles, qu’une réforme est nécessaire. La RGPP, Réforme Générale des Politiques Publiques, ne concerne en effet essentiellement que l’état central. Le rapport Attali, complété par le rapport Balladur, a montré le poids sur les ménages des prélèvements dus aux impôts locaux.

Cependant une réforme nécessaire ne veut pas dire que n’importe quelle réforme doit être faite. Comme je l’ai dit par ailleurs, l’organisation territoriale est sans doute ce qu’il y a de plus structurant dans l’attachement du citoyen à l’Etat et même à son pays.

Partant de principes largement contestés, malgré une pression constante de l’Elysée, le Sénat était arrivé à établir un projet relativement équilibré qui arrivait à satisfaire les forces politiques en présence. Certains points auraient eu sans doute à subir l’épreuve du conseil constitutionnel mais globalement un équilibre avait été trouvé.

Le texte est ensuite arrivé à l’assemblée nationale. La pression de l’Elysée s’est elle fait plus forte ? Ou les députés sont ils plus sensibles que les sénateurs ? Force est de constater que nous avons assisté à un détricotage en règle de l’accord trouvé au Sénat.

Pour sortir de ce genre de situation, le règlement prévoit de monter ce que l’on appelle une commission mixte paritaire. Il s’agit en fait d’une commission mêlant députés et sénateurs de tous bords dans le but d’accorder les violons des deux chambres.

Hélas, la situation dégénérant sur les autres fronts, le gouvernement a poussé pour que cette commission soit repoussée sine die.

L’inquiétant report, selon le mot d’Olivier Henno, est que l’usage de ce gouvernement est de prétexter du manque de temps, dont il est responsable, pour faire passer en force des textes approximatifs qui risquent d’apporter plus de mal que de bien. Toute ressemblance avec la réforme des régimes spéciaux ne serait que pure coïncidence… ou pas.

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