Une vue excentrée

Regards de la périphérie

Easy riders sur Seine

Posted by olivier_anthore on 23 août 2009

Pour ceux qui ont regardé le 66 minutes de M6 (à partir de la 34ème minute), il y a matière a une petite réflexion sur la place du vélo en ville en France.

Si on passe sur la dramatisation évidente (le titre : dossier noir du vélo, ton de la présentatrice qui ferait passer une personne à vélo pour un dangeureux criminel), il y a quand même un certains nombres de fait qui sont indéniables.

Un jour un bel esprit a affirmé qu’il suffit de mettre un volant entre les mains de quelqu’un pour diviser par quatre son intelligence. Il lui n’aura qu’à visionner ce reportage pour se rendre compte que cela marche aussi avec un guidon et même, tout simplement à pied.

Le vrai problème est sans doute plus dans notre attitude dans les lieux publics. Dans un pays qui se gargarise de fraternité et de solidarité, il suffit de nous écouter parler pour avoir des doutes sur notre éducation au vivre ensemble.

En effet, en France, on emprunte pas la route, on la prend. Et gare à celui qui cherche à nous prendre notre route !

Dans d’autres pays, des expériences sont menées pour un meilleur partage de la route et une relation plus pacifiées entre les différents usagers. Comme en Hollande par exemple.

Si nous voulons vraiment que les choses évoluent dans le bon sens, avec une place grandissante du vélos comme à Copenhague, il y a certes des choix à faire en faveur du vélo mais il y a aussi un changement d’attitude global de tous ceux qui partagent la rue. et c’est très loin d’être une utopie comme le montre cette vidéo sur Copenhague :

Copenhagen – City of Cyclists from Colville Andersen on Vimeo.

Car selon les objectifs de part du vélo dans les déplacements urbains, on ne pourra espérer qu’une part allant de 30 à 50% (50% c’est l’objectif de Copenhague à l’horizon 2015 sachant qu’ils sont déjà à 37%).

Vu l’étalement urbain et la difficulté d’adapter les transports en communs aux zones peu denses, la voiture a une utilité difficilement substituable pour une part non négligeable de nos citoyens.

Quoi qu’il arrive, il nous faudra apprendre à vivre ensemble dans la rue.

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