Une vue excentrée

Regards de la périphérie

Jeunesses françaises

Posted by olivier_anthore on 21 août 2009

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Pour finir la série de mes lectures de l’été, encore un coup de coeur.

Il y a des livres qui vous sont tellement proche qu’ils vous font remonter loin en vous et ce livre en fait partie.

 

Ma première pensée en lisant ce livre est un souvenir d’enfance très personnel qui tourne autour d’un autre livre « Picou, fils de son père » et ce parallèle ne m’a pas quitté lors de toute la lecture.

 

En littérature Picou et Malik sont certainement frères.

 

Sociologiquement et culturellement tous semblent les opposer. Quels points communs entre un petit breton des années 50 écrasé par la personnalité d’un père envahissant et un petit gars de la banlieue d’aujourd’hui élevé par une mère célibataire ?

Un seul peut être mais le plus essentiel, chacun à sa manière nous raconte cette histoire qui nous est commune de la manière dont chacun de nous se construit.

 

Comme toute construction, il y a les faces sombres : « Nous nous rêvions beaux gosses, on était que des branleurs ». Cette découverte n’est jamais agréable mais elle nous aide à grandir.

 

Mais il y a aussi les faces solaires, l’amitié indéfectible de Malik et de ses deux amis qui résistera à tout même au pire.

 

Vous trouverez tout cela avec en toile de fond la banlieue. La vraie avec son voile de fantasmes et de réalité crue.

 

Le tout écrits avec un style léger, très léger, mais jamais facile. Trop souvent quand on veut parler de la banlieue, le ton grave et compassé est tellement facile, le ton revendicatif tellement évident. Là vous aurez sans doute l’impression de glisser à travers les années sans efforts mais ne vous y tromper pas : toute bonne comédie est avant tout un drame où l’on rit.

 

Et ce livre est une excellente comédie.

 

Ci-dessous une interview de l’auteur sur la création

 

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