Notice: register_sidebar est appelée de la mauvaise manière. Aucun id n’a été configuré dans le tableau d’arguments de la colonne latérale "Main Sidebar". "sidebar-1" sera utilisé par défaut. Configurez manuellement id avec "sidebar-1" pour faire disparaître cette notification et conserver le contenu actuel de la colonne latérale. Veuillez lire Débugger dans WordPress (en) pour plus d'informations. (Ce message a été ajouté à la version 4.2.0.) in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3792

Notice: register_sidebar est appelée de la mauvaise manière. Aucun id n’a été configuré dans le tableau d’arguments de la colonne latérale "Right Sidebar". "sidebar-2" sera utilisé par défaut. Configurez manuellement id avec "sidebar-2" pour faire disparaître cette notification et conserver le contenu actuel de la colonne latérale. Veuillez lire Débugger dans WordPress (en) pour plus d'informations. (Ce message a été ajouté à la version 4.2.0.) in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3792

Notice: register_sidebar_widget est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez wp_register_sidebar_widget() à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573

Notice: register_sidebar_widget est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez wp_register_sidebar_widget() à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573

Notice: register_sidebar_widget est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez wp_register_sidebar_widget() à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573

Notice: register_sidebar_widget est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez wp_register_sidebar_widget() à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573

Notice: get_settings est déprécié depuis la version 2.1! Utilisez get_option() à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
Une vue excentrée » démocratie

Une vue excentrée

Regards de la périphérie

Un état impartial : retour sur une proposition de François Bayrou

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 31st janvier 2012

Cette campagne présidentielle est à l’image des temps : surprenante. Annoncé comme fini il y a deux mois, François Bayrou vient bousculer le petit jeu convenu et le scénario écrits d’avance du duel d’un affrontement gauche droite sous la menace de l’hydre d’extrême droite. Rien de nouveau sous le soleil.

François Bayrou a ressurgi sans doute grâce à sa capacité à mettre sur la place publique un de ces débats qui hante le peuple Français. Les dirigeants habituels avaient déjà baissé pavillon et n’osaient plus porter le débat sur le produire en France. Maintenant chacun se bat à être le plus francophile des producteurs. Quel ténor n’est il pas prêt à se précipiter dans une usine de soutien-gorge en annonçant apporter avec lui la solution miracle ?

Mais, comme souvent, on se trompe sur François Bayrou. Car cet homme est loin d’être l’homme destiné à se focaliser sur un seul problème. La lecture de ses livres montre à quel point il est capable de développer une vision cohérente d’un projet global pour une société.

Or, un des aspects qui est aujourd’hui le moins mis en avant dans son projet, est la volonté de construire un Etat impartial.
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xo1d0x_francois-bayrou-invite-de-guillaume-durand-sur-public-senat-260112_news?start=89#from=embediframe[/dailymotion]

Bien sur, un précédent candidat nous avait fait le coup de l’Etat irréprochable. On a vu ce qu’il en a été quand le candidat est devenu président.

Mais si vous voulez vous convaincre qu’il s’agit d’une vision et pas d’une formule, il vous suffit d’écouter les propositions de François Bayrou.

La nomination du garde des sceaux par exemple. Ce ministre au titre si particulier deviendrait un ministre approuvé par les trois quarts du parlement. Autant dire qu’il ne pourrait plus être nommé sans l’accord d’une part significative de l’opposition. Dans cette atmosphère de fin de règne où le soupçon rode dans toutes les affaires financières d’importance, avoir au dessus des procureurs une personnalité indiscutable changerait considérablement les choses.

De même, sa volonté de réformer les nominations des hauts fonctionnaires pour qu’ils soient approuvés, et plus empêchés, par une majorité qualifiée du parlement. De quoi s’agit il ? Tout simplement d’éviter les petits jeux de nominations qui ressemblent étrangement au système des prébendes de l’ancien régime.

Est il normal qu’un directeur de musée soit nommé par le président de la République ? Il est possible qu’un choix heureux soit fait mais comment éviter le soupçon quand il s’agit d’un ancien ministre ou collaborateur.

Mais à quoi bon me direz vous ? Qu’est ce que cela changera ? C’est simple tout.

Comment pouvons nous dire à nos enfants de se donner à l’école, qu’ils auront la récompense de leurs efforts s’ils entendent parler de telles nominations ? Nous même, arriverions nous à croire à la récompense de nos efforts si tous les jours on nous met sous le nez les soupçons de copinages ?

Un État impartial c’est un État exemplaire. C’est changer l’atmosphère de fin de règne pour une émulation collective vers le mieux.

On entend souvent dire qu’il n’y a pas de paix sans justice. La justice c’est de baser le fonctionnement d’un État sur le mérite. Le mérite ne dépendant pas d’une carte ou d’amitiés, vous ferez tout pour remplir au mieux votre rôle. Et n’est ce pas ce que nous pouvons légitimement attendre de ceux qui souhaitent servir l’État ?

Posted in politique | Commentaires fermés sur Un état impartial : retour sur une proposition de François Bayrou

La sécurité et la violence

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 16th novembre 2011

Voici le texte de ma cinquième chronique sur 133b

Que peut on raisonnablement attendre de l’équipement des forces de sécurité ? Voilà une des questions de la démocratie qui apparaît rarement ainsi dans le débat démocratique. Pourtant, vous avez entendu parler de ce problème dès que vous avez entendu parler des débats autour du Taser.

Sans rentrer dans le débat sur la dangerosité de cette arme, il faut comprendre que son arrivée dans les forces de sécurité correspond à un mouvement de fond qui a accompagné la mise en place de la démocratie.

En effet, le 13 Vendémiaire par exemple, quand Barras demanda au jeune Bonaparte de contenir une émeute royaliste, il le fit en tirant sur la foule au canon et au fusil. Difficile d’envisager aujourd’hui ce type de maintien de l’ordre.

Donc, petit à petit, le maintien de l’ordre s’est démilitarisé et, en parallèle de la démocratisation, l’arsenal du maintien de l’ordre s’est considérablement transformé. En effet, même turbulent, la république ne pouvait pas durablement maltraiter ceux qu’elle était sensé représenter.

Les forces de polices vont petit à petit sortir du giron purement militaire pour les missions de maintient de l’ordre. Ceci va se traduire par un changement dans leur équipement. Il faudra attendre un siècle pour voir le préfet Lépine, celui du concours, équiper en 1893 les policiers de bâton appelé matraque. Mot originaire d’Algérie d’où justement ce préfet républicain revenait d’avoir été gouverneur général.

La matraque restait une arme contondante, mais ce changement avait un sens profond. Les forces de police, même si elles pouvaient exercer la force, n’avaient pas pour vocation de tuer. Ceci est même fixé, en 1944, dans les règles d’utilisation des armes à feu pour les policiers : la légitime défense de soi-même ou d’autrui. A noter que la gendarmerie, faisant partie de l’armée, n’avait pas les mêmes contraintes.

Toujours sous l’impulsion du préfet Lépine, les gaz lacrymogènes firent leur apparition dès 1912. Mais c’est surtout à partir des années 30 qu’ils furent utilisés pour disperser les foules.

A la fin des années 60, le besoin d’autres armes dite non létales se fit jour essentiellement aux Etats Unis suite à des morts dans des manifestations contre la guerre du Vietnam. Apparurent alors, les bâtons caoutchoutés, les balles en plastiques, les flash-ball et enfin les Tasers.

On voit que l’équipement n’a fait qu’accompagner une volonté claire des démocraties de faire baisser l’intensité des violences lors du maintien de l’ordre. Parallèlement est apparu aussi le besoin de protéger les forces de l’ordre des violences. En effet, plus vous cherchez à limiter la violence, plus vous vous rapprochez des opposants et devenez vulnérables. Les casques et les boucliers furent la première réponse. Ils n’ont pas cessé d’évoluer, de plus en plus enveloppant et protecteur, ils deviennent aussi une barrière psychologique entre le policier et son opposant. Pour renforcer cela, les protections individuelles, gilet pare-balle et les protections des membres, apparurent aussi, transformant les policiers en véritables soldats en armures.

C’est finalement le coté paradoxal de cette évolution, alors que dans les faits la répression est de moins en moins mortelle, elle en devient de plus en plus effrayante et déshumanisée.

Le problème est aussi que cet équipement devient général. En effet, que des manifestants violents se retrouvent face à une force organisée et effrayante, je serais tenté de dire : c’est le jeu. Ce qui est plus inquiétant c’est de voir des policiers avec un équipement aussi peu rassurant patrouiller dans les cités. Cela renforce l’idée que, contrairement à ce que montre les statistiques, nous serions face à une augmentation dramatique de la violence.

L’équipement n’est finalement que la partie émergée de l’iceberg et, tout en s’assurant du niveau correct de nos forces de polices, il serait peut-être temps de se poser la question de la doctrine d’emploi de ces forces et de leur équipement. Un débat trop souvent laissé de coté et pourtant essentiel à la démocratie.

Liens intéressants :

Historique des armes de la police nationale (site Police Nationale) : http://www.policefr.com/docs/arme_PN.pdf

L’article de l’encyclopédie Larousse sur l’histoire de la police française : http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Histoire_de_la_Police_en_France/11005570

Interview de Bernard Huyghe « Il est normal de réfléchir sur les armes non létales » : http://www.fluctuat.net/6807-Armes-non-letales-entretien-avec-Bernard-Huyghe

Les quartiers ont ils la police qu’ils méritent, un débat sur France Culture dans l’émission du grain à moudre : http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-les-quartiers-ont-ils-la-police-qu-ils-meritent-2011-10-27.html

Posted in Chroniques | Commentaires fermés sur La sécurité et la violence

Domination et séduction : l’illusion collective

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 22nd mai 2011

« Il aidait ses amis jusque dans leurs entreprises injustes » Plutarque – Vie d’Agésilas

Il y a des événements auquel il est difficile d’échapper et après tout tant mieux. L’arrestation du président du FMI au motif d’une agression sexuelle fait partie de ces événements.

Entendons nous tout de suite sur quelques points : je n’ai aucune information me permettant de mettre en doute la version de la présumée victime ou du présumé coupable. Je reste donc dans l’expectative avec la seule certitude qu’il s’est passé quelque chose dans cette chambre ce samedi midi et que seul un long, et pénible, procès sera capable d’en donner une version qui tienne.

Ce qui a été d’entrée de jeu troublant dans cette affaire ce furent les réactions. Passe encore que les Strauss-Khanien fanatiques défendent bec et ongles leur futur ex-candidat. Mais entendre une autorité morale comme Robert Badinter, ou intellectuelle comme Sylviane Agacinsky se focaliser sur le traitement de Dominique Strauss-Khan, oubliant la femme de chambre, a quelque chose de troublant. Passons aussi sur les réactions quasi ordurières de messieurs Lang et Khan. L’hémiplégie est inquiétante de leur part que l’on se sent obligé de rappeler que si elle dit vrai ce qu’elle a subit est infiniment pire

D’entrée de jeu, M. Strauss-Khan nous a été présenté comme un grand séducteur, un homme à femme, et donc certainement pas comme un violeur. Seulement la légende du grand séducteur s’étiole petit à petit. Sans fouiller dans les poubelles, on peut rappeler le billet de  Jean Quatremer, journaliste à Libération, qui le classait dans les dragueurs lourds. Cet billet avait entraîné des pressions de l’entourage de M. Strauss-Khan pour qu’il le corrige. On est déjà loin du grand séducteur mais pas dans le violeur. L’autre point troublant est la fameuse lettre de la jeune femme avec laquelle M. Strauss-Khan a eu son aventure au FMI. Tout en louant sa grande compétence, elle signalait quelle avait fini par céder à ses avances suite à son agressive insistance et de son utilisation de sa position hiérarchique.

Là le portrait change radicalement, nous ne sommes plus devant un grand séducteur mais quelqu’un qui utilise sa position de pouvoir pour arriver à ses fins.

Cette lettre a entraîné des mesures strictes au FMI. La mesure la plus symbolique a été qu’il ne devait plus rester seul avec une femme dans les bureaux du FMI porte fermée. Le sketch un peu lourd de Stéphane Guillon apparaît dès lors comme en dessous de la réalité. Il était donc de notoriété publique que M. Strauss-Khan avait un problème avec les femmes.

Alors pourquoi cette cécité collective ? Car Dominique Strauss-Khan présidentiable, que nous votions ou pas pour lui, nous y avions tous cru.

L’accusation facile serait de tout mettre sur le dos des journalistes. Ils ont été très léger c’est un fait mais nous ? Voulions nous qu’ils creusent plus? Je ne crois pas : les Français ont une représentation de la séduction trop lié au pouvoir pour se formaliser de ces excès là.

Rappelons nous que nous sommes dans un pays où une femme se fait violer tout les quart d’heure et où très peu porte plainte. Pourquoi ?

Parce que dans notre culture, c’est normal qu’une femme dise non et que l’homme n’en tienne pas compte. Parce que chez nous quand un prof d’université met la pression sur une de ses élèves, ou un chef sur une de ses subordonnées, pour coucher avec elle, nous classons ça plus aisément dans la séduction, ou la drague, que dans le harcèlement.

Très rapidement on assimilera un violeur à un pervers, or un violeur c’est un peu monsieur tout le monde hélas. Pour vous en convaincre, représenter vous le nombre de femme violée chaque année en France : 75 000 femmes. Imaginez-vous que nous serions dans un pays où autant de pervers serait en liberté ?

La plupart sont des monsieur tout le monde qui n’ont pas su s’arrêter. Le taux de récidive faible, quoi qu’on essaye de vous faire croire, de ce genre de criminels le montre assez clairement. Une fois les idées bien remise en place, ils ne recommencent pas. Nous pourrions alors regretter que l’apprentissage du respect ne se soit pas fait avant pour éviter ce gâchis de deux vies : celui de la victime et du coupable.

J’aimerai citer la très belle phrase de Denise Bombardier à propos de cette affaire : « Réalisez vous que le silence ne profite qu’aux puissants ? » Cette phrase est sans doute la plus juste que nous puissions dire sur cette affaire. Le silence, le fait de laisser passer des attitudes de plus en plus déplacées, aide à laisser croire que l’on peut tout faire et que tout est acceptable.
Denise Bombardier par franceinter

J’en viens à espérer que cette affaire aide chacun à faire cet examen de conscience et à rompre le silence. Qu’au moins cette affaire apporte du positif à notre pays.

Posted in Réflexions | Commentaires fermés sur Domination et séduction : l’illusion collective

3ème rencontre des marianne de la diversité : une laïcité désirable ? (2/3)

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 3rd mai 2011

Deuxièmes parties de mes réflexions suite aux rencontres des Marianne de la diversité.

Une autre question c’est qu’est ce qui a pu rendre la laïcité désirable en France et aussi incompréhensible ailleurs. En effet, Olga Trostiansky signalait, lors de son intervention, la difficulté de faire comprendre le concept de laïcité « à la française » même parmi les autres pays européens.

Classiquement, l’émergence du concept de laïcité en France est lié aux guerres de religion et à la mise en place des édits de tolérances. Mais l’Allemagne a connu des guerres de religions aussi dévastatrices que la France et n’a pas la même conception de la laïcité. Joseph II a édicté un édit de tolérance dans toutes les possessions des Habsbourgs (Pays Bas, Belgique, Autriche et Hongrie) et pourtant là aussi la conception de la laïcité n’est pas la même.

Faut il y voir un effet de notre centralisme ? En effet, l’Allemagne n’existait pas en tant qu’entité politique unitaire à l’époque de la guerre de trente ans. Le Saint Empire romain germanique dans lequel l’Allemagne actuelle était incluse, se caractérisait par une grande latitude des princes à gérer chacun leurs affaires. La solution apparaissait alors, jusqu’à Joseph II, de considérer que le prince faisait la religion de son état. Catholique ou Luthérien, selon la religion du prince (cujus regios, ejus religio).

L’unification les a conduit à trouver un modus vivendi loin de notre vision de ce qu’est la laïcité. Ce modus vivendi peut se résumer à ce que l’état fédéral continue de maintenir les positions acquises des différentes religions allemandes en leur reversant à travers l’impôt les subsides que leur versait les princes.

Finalement aurions nous eu la laïcité si nous n’avions pas été un seul royaume sous un seul roi ?

Pour les pays arabo-musulman, la question est différente puisqu’il n’y a plus eu de guerre de religion depuis les croisades. C’est d’ailleurs tellement sensible que c’est systématiquement le concept qui revient dans les esprits des extrémistes musulmans quand ils sont confrontés à une autre religion.

Une réflexion de Mme Kriegel m’a alors particulièrement interpellée :  « je pense qu’il y a une dimension universelle à la laïcité française »

En effet, selon elle, certaines idéalités sont nées d’un particularisme mais ont réussi à devenir universelles. Par exemple les mathématiques sont indiennes, arabes et grecques mais maintenant elles sont devenues universelles.

En y réfléchissant, je suis vite arrivé sur le constat que ce qui a rendu les mathématiques universelles c’est qu’elles ont une dimension profondément désirable. En effet, les mathématiques donnent une capacité de maîtrise à ceux qui les utilisent sur leur environnement. Alors la question vient de savoir en quoi la laïcité est elle capable de se rendre désirable ?

Pour reprendre l’exemple du monde arabo-musulman, cette question se pose de manière particulière devant le fait que de nombreuses femmes éduquées se sont remises à porter le voile et à tourner le dos à la modernité occidentale. Elles ne tournaient pas nécessairement le dos à la laïcité mais de fait la laïcité faisait partie de ce qu’elles rejetaient.

Cujus regio, ejus religio

Posted in Réflexions | Commentaires fermés sur 3ème rencontre des marianne de la diversité : une laïcité désirable ? (2/3)

3ème rencontre des marianne de la diversité : du gros mot de vertu (1/3)

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 2nd mai 2011

Vous trouverez dans cet article la première partie d’un billet que j’ai préféré découper en trois parties pour le rendre plus agréable à lire.

J’ai eu le grand plaisir d’être invité mercredi 27avril à l’assemblée nationale pour assister aux troisièmes rencontres des Marianne de la diversités. A l’initiative de Mme Fadila Mehal, des personnalités marquantes invitées ont débattues entre elles et avec la salle sur le lien entre laïcité et émancipation des femmes. L’ensemble des débats était intéressant, j’ai eu cependant envie de réfléchir sur des aspects que le manque de temps n’ont pas permis d’aborder.

En effet, lors des débats, j’ai très souvent pensé aux mots de vertu et de désir.

Ces mots, souvent contradictoire dans notre esprit, me semblent pourtant liés, et même noués, dans le sens où ils peuvent expliquer une partie des problématiques actuelles.

Parmi les intervenantes, j’ai été très impressionné par les interventions de Mme Blandine Kriegel. Tout d’abord par le lien qu’elle faisait entre laïcité et émancipation des femmes. Elle reconnaissait qu’en soit les religions n’avaient pas une vocation à l’asservissement des femmes, mais elle pointait aussi qu’elles composaient très bien avec les archaïsmes des sociétés existantes. Parmi ces archaïsmes était le maintien  de l’état de sujétion des femmes. La laïcité apparaissait comme la voie rapide de sortie de cette sujétion.

En l’écoutant, ma première interrogation s’est faite sur le lien entre laïcité, liberté des femmes et   moralité sans oublier le gros mot de vertu.

Cette réflexion m’est venue en me souvenant de l’insistance de Robespierre sur l’impératif de vertu. A ce moment, l’État français connu sa première tentative de se détacher de la religion d’état qu’était devenu le catholicisme. Il semblait à ce moment que pour quelqu’un comme Robespierre la sortie du religieux laissait la porte ouverte à un néant redoutable. C’est ce qui justifia entre autre la création du culte de l’être suprême et de la vertu.

Plus tard lors du XIXème siècle, la tentative de mettre en place un culte alternatif à la religion chrétienne est restée même estompée. Cette trace se retrouve dans la canonisation laïque de Pasteur entre autres. Tout se passait comme si l’abandon d’une morale transcendante devait s’accompagner par l’établissement d’une morale publique pour tenir ensemble tous les membres de la société.

Ceci ne pouvait se maintenir que si un besoin existait. La question qui se pose est alors si ce n’est pas la négation de ce besoin de morale et de vertu qui pose aujourd’hui problème à une partie de la population quand on parle de laïcité.

Pour préciser, ce qui choque et pose problème serait le relativisme moral confondu avec la laïcité.

Or, la laïcité pour exister ne peut pas être un relativisme moral. En effet, l’espace public ne pourrait alors plus exister. Chacun voulant conformer l’espace publique à sa vision du moral, il n’y aurait plus de partage possible et donc plus d’espace public.

Mais, comme témoignait Fawzia Zouari, c’est pourtant à ce relativisme que les adversaires de la laïcité tentent de la ramener. Elle citait l’exemple d’un imam expliquant que la laïcité signifiait mariage homosexuel. Ce qui était en jeu là n’était pas la valeur de ce type de mariage mais la volonté de confondre laïcité avec la mise à bas de tous repères ce qui est la conséquence du relativisme moral.

Il m’apparaît qu’un des points délaissés, et qui devrait servir de base à l’institution de la laïcité, est l’établissement de cette morale public. Pris de ce point de vue, l’émancipation de la femme ne doit qu’accidentellement à la laïcité : elle doit beaucoup plus au rétablissement de la femme dans la plénitude de ses droits moraux vis à vis des hommes.

Posted in Réflexions | 8 Comments »

L’information, le démenti et la farce : l’indépendance de M. Borloo

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 12th avril 2011

Le propre des journaux, du moins de nos jours, est de s’assurer de bons chiffres de ventes. Pour cela, il ne faut pas hésiter à faire dans le spectaculaire pour être sûr d’accrocher le chaland.

Comme disait Yvan Audouard, « Une information plus un démenti, cela fait deux informations pour le prix d’une. -Et c’est toujours la fausse qui reste dans les mémoires. » C’est un peu ce qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai vu cet article du Journal du Dimanche qui nous annonçait la triomphale entrée en lice de M. Borloo comme le représentant du centre.

Malheureusement, comme toujours, le diable se cache dans les détails. En effet, 1% le sépare de François Bayrou ce qui est inférieure à la marge d’erreur du sondage. Mais il faut faire vendre, créer le suspense, et il faut l’admettre Borloo est un meilleur client que Bayrou de ce point de vue.

Après avoir été ministre pendant neuf ans de Nicolas Sarkozy, avoir manqué de peu d’être son premier ministre, on ne sait toujours pas pour qui roule M. Borloo. N’est il pas finalement que le rabatteur des voies centristes pour un UMP sur la voie de la droitisation extrême ?

Au niveau indépendance, il suffit de se rappeler que le parti de M. Borloo dépends à plus de 77% des financements de l’UMP pour avoir des doutes. Peut on raisonnablement mordre la main qui vous nourrit ?

Bref, l’opération Borloo est lancée et il reste à savoir si les électeurs s’y laisseront tromper. Ce qui est rassurant, pour le moment, c’est que, très logiquement pour un homme de droite, il prends surtout sur l’électorat de l’UMP. Mais comment réagiront les électeurs lorsqu’il comprendront être les victimes d’un coup médiatique ?

Je discutais dimanche avec des citoyens qui me faisait part de leur désarroi face à ce qu’il faut bien appeler le spectacle politique actuel. Tellement de gens se présentent comme centristes et humanistes que les mots perdent de leurs sens.

Il faut rappeler que le centrisme ne peut se comprendre que dans une vraie indépendance. Indépendance qui permet d’adhérer à un projet quand il paraît juste mais aussi de refuser lorsqu’il n’est pas conforme aux valeurs essentielles.

L’humanisme ne peut se concevoir, lui, sans une morale, une vision de ce qu’est l’Homme. Cette vision va au-delà de la morale de boy-scout pour s’attacher à lui donner les moyens de décider par lui-même ce qui est bon pour lui. Moyens qui passent par l’éducation mais aussi par une information libre et complète.

N’est pas centriste celui qui dit quitter un parti de droite mais continue d’en être financièrement dépendant. N’est pas humaniste celui qui « oublie » d’informer les citoyens de ce point crucial.

Pour finir, encore une citation d’une grande dame, « La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-même qui font l’objet du débat. » Hannah Arendt. Dommage que trop de journalistes oublient ce grand principe.

Posted in politique | 3 Comments »

Remerciement aux électeurs

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 21st mars 2011

Je tiens tout d’abord à remercier les électeurs qui se sont déplacés pour m’accorder leur confiance.

Dans un contexte difficile, issu d’une désillusion sur le monde politique, je suis heureux que des Cristoliens aient voulu porter leurs voix sur un projet départemental pragmatique qui se démarquait d’un discours purement idéologique.

Bien sûr le score n’est pas à la hauteur de nos attentes.

Nous nous retrouvons devant une victoire éclatante du premier parti de France : les abstentionnistes. En effet, avec plus de 70% d’abstention, nous avons définitivement la preuve que l’absence de véritable débat sur le fond laisse la porte ouverte à des opérations de marketing politique de toutes natures. La colère due au mépris dans lequel les Cristoliens ont été tenus si longtemps a été le ferment d’un abandon du politique.

En tant que démocrate, je ne peux que vivre douloureusement ce qui est un grave échec démocratique.

Cet échec est renforcé par l’impossibilité pour d’autres forces politiques de se maintenir au deuxième tour. Le gouvernement a rendu un bien mauvais service à ses amis avec sa modification du code électorale. Loin de tuer le Front National cette règle a tué toute alternative.

Suite à ce constat, comment faire face à un deuxième tour qui s’annonce comme un non-choix ?

Nous avons là le même cas de figure déjà vécu à l’envers suite au 21 avril 2002. Il nous faudra donc apporter une mauvaise réponse à ce mauvais problème.

Mes valeurs démocrates et humanistes m’engagent à ne pas voter pour le candidat du Front National.

Je comprends la difficulté que beaucoup auront à répondre à ce mauvais problème. En effet, quel choix avons-nous ? D’un coté une campagne sans projet, avec un candidat inexistant, uniquement fait pour préparer la campagne présidentielle de son parti.

Comment siégera ce candidat ? Quel engagement personnel a-t-il pris vis-à-vis de ses électeurs ? Aucuns. Son parti, plus exactement sa présidente, parle pour lui. Voter pour ce candidat n’aurait donc aucun sens pour notre département.

De l’autre coté, le candidat, soucieux de ne pas troubler un ancien allié, défend le statu quo actuel ce qui n’est pas acceptable au vu de la gestion. Pourrons-nous accepter longtemps que le troisième département en revenus par habitant d’Ile de France néglige ainsi la maitrise budgétaire au profil des dépenses de personnel ?

Accepter une responsabilité politique c’est faire malheureusement, en cas de nécessité, la part du feu. Il m’apparait qu’entre un candidat qui n’a d’autres engagements qu’envers sa présidente et celui qui s’est engagé à laisser les choses en l’état pendant trois ans le moins pire est l’immobilisme.

J’irai donc voter dimanche pour défendre ce en quoi je crois : nous devons élire des candidats qui veulent exercer leur mandat. Et ce même si nous ne pouvons être d’accord avec eux.

Il nous appartiendra pendant ces trois ans de travailler au fond un projet qui emportera la conviction des Val de Marnais pour le changement dont notre département a tant besoin.

Je vous dis donc à très bientôt.

Posted in Cantonales 2011 | 2 Comments »

La défense des positions électorales acquises

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 28th février 2011

Le texte de loi sur la réforme des collectivités locales a fini par passer alors que le tumulte soulevé par la le texte sur les retraites s’était à peine apaisé.

On reconnait là la technique, appliquée avec constance, de tout faire bouger en même temps dans tous les sens, ce qui empêche de prendre le temps de regarder ce qui se passe sur l’image d’ensemble.

Pour ma part, je trouve la méthode regrettable et ce d’autant plus que le texte qui a fini par passer le sénat est une régression par rapport à l’accord qui avait été finalement trouvé sur le sujet à la suite du débat parlementaire. Pourquoi certains ont fini par accepter ce qui était inacceptable quelques mois plus tôt ? Mystère parlementaire. Pour en être représentant du peuple, on en est pas moins hommes et, suite à des pressions amicales, être amené à changer d’avis.

Mais, me direz vous, est ce si grave ? Après tout, cette loi ne rentrera en vigueur en 2014 et il sera possible d’y revenir suite aux élections de 2012 si le peuple exprime suffisamment fort sa volonté.

Pour tempérer cet optimisme, je voudrais attirer votre attention qu’au moins une partie de cette loi s’appliquera dès 2011. En effet, outre le découpage électoral notoirement connu pour ne pas respecter la cohérence démographique et géographique, le relèvement à 12,5% des inscrits la condition pour se maintenir au deuxième tour pose question.

Ce qui est gênant dans cette mesure c’est qu’elle est clairement faite pour rendre quasiment impossible les triangulaires dans les élections à faible taux de participation. Comme par exemple les élections cantonales de 2011.

Ce qui rend dubitatif sur cet objectif c’est qu’il s’agirait de rendre le vote plus lisible pour les citoyens. En effet, les législateurs, dans leurs immenses bontés, ont visiblement peur que le peuple soit tenté de mal voté s’il lui était proposé autre chose qu’un choix binaire au deuxième tour.

En clair, l’UMP a peur de perdre des sièges et des départements suite à un éparpillement des voix au deuxième tour.

Ce qui est finalement gênant à ce sujet, comme j’ai pu l’écrire par ailleurs, c’est que ce genre de mesure ne fait que renforcer les positions acquises et empêche toute respiration démocratique.

En effet, en période de stabilité, il est relativement normal que la situation politique se stabilise relativement autour de deux voir de trois pôles. L’Histoire en apporte de nombreuses confirmations.

Cependant, quand l’équilibre est remis en question, il y a deux attitudes : tenter de geler la situation ou accompagner le changement. Encore une fois l’Histoire montre que la tentative de gel ne fait qu’à amener un éclatement encore plus dévastateur que le changement craint.

Cette petite mesure, passée presque en catimini, se positionne clairement comme une tentative de geler une évolution défavorable aux positions acquises du PS et de l’UMP.

Il reste à espérer que les électeurs sauront échapper à cette volonté de les mettre au pas et à passer un message clair sur ce qui s’apparente à une manœuvre de dernière minute pour préserver les intérêts d’un pouvoir aux abois.

Posted in Chroniques | Commentaires fermés sur La défense des positions électorales acquises

un urbanisme démocratique et durable

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 22nd février 2011

cheret

Samedi dernier nous sommes allés à la rencontre des cristoliens pour présenter ma candidature. Moment essentiel de la vie de l’élu, cette rencontre est toujours pleine de surprises. C’est en effet le moment où vous sortez des dossiers et des chiffres pour « entrer dans le réel ».

En discutant avec une commerçante du centre commercial Chéret, elle me demandait si quelque chose ne pouvait pas être fait pour rendre un peu plus attractif la petite place au cœur de ce centre.

En discutant avec elle de ce qui serait souhaitable, je me suis vite rendu compte que sa demande était beaucoup plus profonde qu’un simple coup de pinceau. L’état des trottoirs, qui sont un parcours du combattant pour les personnes à mobilité réduite, sont déjà un indicateur du travail à faire. Sa demande était aussi de rendre ce quartier plus vivable en transformant ce lieu de passage en lieu de vie. La comparaison qui est souvent venue était de comparer ce centre au quartier de Créteil Village.

Ceci amène une réflexion de fond sur la manière dont les institutions pensent l’urbanisme dans notre ville et notre département. J’étais présent au comité de quartier des Bleuets lors de la présentation du réaménagement de la place des bouleaux. Déjà à ce moment, j’avais mesuré que les idées qui gouvernaient l’ensemble du projet conservaient la sacro-sainte séparation entre piétons et voitures et oubliait d’autres modes de circulation douce comme le vélo.

Bien entendu, la promesse est faite de mettre des panneaux de limitation de vitesse. Mais la conception de ces projets n’intègre ni ralentisseur, ni tracé de route empêchant des vitesses excessives, ni même un espace dédié aux vélos. Les aménagements ultérieurs seront à faire à la charge du comité de quartier.

Des réunions sont organisées, les citoyens amenés à se prononcer sur chaque projet. Mais lorsqu’une proposition est faite, aucune alternative n’est proposée. Vous pouvez vous prononcer, certes, mais sur les aménagements à la marge comme le positionnement des arbres. Pour la ville, aucune concertation sur le Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) n’est aujourd’hui organisée. Au niveau départemental, depuis le bilan des déplacements de 2009, pas de rapport d’étape annoncés ni de concertations avec les habitants.

Pourtant, nous avons tous a gagné à changer la manière dont notre ville a été conçu jusqu’ici. Les déplacements vont coûter de plus en plus cher. Les « petits commerces » vont reprendre de l’importance car ils rendent de grands services. Les grandes chaînes de distributions l’ont très bien anticipé : elles réinvestissent en force les surfaces moyennes.

Il est de notre rôle de prévoir les impacts de ces changements et d’adapter les investissements en conséquence. Par exemple, en réfléchissant avec les habitants de la rue Chéret, sans oublier les commerçants du centre, pour rendre le centre commercial plus facile d’accès et plus agréable à vivre. C’est ce que je veux pour ce canton.

Posted in Cantonales 2011 | Commentaires fermés sur un urbanisme démocratique et durable

Le premier Cercle : l’exil intérieur de Jafar Panahi

Posted by
Notice: get_the_author_url est déprécié depuis la version 2.8! Utilisez get_the_author_meta('url') à la place. in /opt/web/clients/m/modem/lesdemocrates.fr/public_html/wordpress_lesdemocrates.fr/wp-includes/functions.php on line 3573
olivier_anthore on 28th décembre 2010

 » Quand on décrit les prisons, on s’attache toujours à en noircir les horreurs. N’est-ce pas encore pire quand il n’y a pas d’horreurs ? Quand l’atroce naît de la grisaille méthodique des semaines ? Et du fait qu’on oublie que la seule vie dont on dispose sur terre est brisée ?  »

Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne

C’est exactement la réflexion qui m’est venue à l’esprit quand j’ai appris la condamnation monstrueuse dont a été victime Jafar Panahi. En l’empêchant de filmer, de collaborer avec d’autres artistes et de se rendre à l’étranger, le régime des mollahs à rééditer l’exil intérieur si à la mode chez les soviétiques.

Hier comme aujourd’hui, les démocraties se doivent de soutenir les dissidents surtout quand il s’agit d’hommes dont le seul crime est d’être libre.

J’ai appris que France Culture avait lancé une pétition que j’ai bien entendu signée. Je me permets de retranscrire l’appel et de vous donner le lien vers cette pétition que je vous demande de signer par amour de la liberté.

France Culture soutient Jafar Panahi

21.12.2010

Lundi 20 décembre, le réalisateur iranien Jafar Panahi a été condamné à 6 ans de prison, ainsi qu’à 20 années d’interdiction de quitter le territoire et de réaliser des films. Au regard de la justice de son pays, il s’est rendu coupable de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale et propagande contre la République islamique« .

Le cinéaste, dont l’oeuvre a connu de vifs succès à l’étranger, avait soutenu le candidat de l’opposition, Mirhossein Moussavi lors du scrutin présidentiel de 2009, remporté de manière contestée par l’actuel président Mahmoud Ahmadinejad. Ces élections avaient été suivies par un vaste mouvement de manifestations, très brutalement réprimé.

Arrêté début mars, Jafar Panahi avait été incarcéré 88 jours durant à la prison d’Evin, alors même qu’il était invité à participer au jury du Festival de Cannes. Il avait alors entamé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements qui lui étaient infligés. Le 25 mai 2010, il avait été libéré sous caution.

La pétition

Posted in politique | Commentaires fermés sur Le premier Cercle : l’exil intérieur de Jafar Panahi